Baladinn. m.
Comédien ambulant qui allait de village en village, avec pour tout bagage ce qu'il portait sur lui.
D'où notre sac de transport en bandoulière, qui se porte sans y penser. Voir la pièce
Il ne dira rien de tout cela. C'est exactement pour cette raison que chaque pièce existe.
Il dort déjà depuis huit heures, et il dormira encore la moitié de la journée. Un chien passe plus de temps couché que debout : son couchage est le meuble qu'il utilise le plus.
Celle où vous êtes pressé, où il ne l'est pas, et où tout se joue sur ce qui relie son collier à votre main.
Il sortira quand même. La question n'est pas de savoir s'il aime ça, mais dans quel état il rentre, et ce que le sel des trottoirs fait à ses coussinets.
Le marché, la boulangerie, le train. Partout où ses pattes ne suivent pas, il voyage contre vous et regarde passer la ville.
Il cherche le carrelage de la salle de bain, parce que c'est le seul endroit froid de l'appartement. Un chien ne transpire pas : il ne peut qu'attendre.
La banquette qui glisse, les virages, les poils jusque dans les ceintures. Il ne choisit pas la route, seulement l'endroit où il s'installe.
Celle du week-end, celle qui dure, à pied ou à vélo, celle où ses pattes lâchent avant les vôtres et où il reste trois kilomètres à faire.
Il est noir, il est bas, et une voiture le voit trois secondes trop tard.
Chez nous, rien ne s'appelle « sac de transport modèle B-12 ». Chaque pièce porte un mot, et le mot dit ce qu'elle fait. Voici le dictionnaire de la maison.
Comédien ambulant qui allait de village en village, avec pour tout bagage ce qu'il portait sur lui.
D'où notre sac de transport en bandoulière, qui se porte sans y penser. Voir la pièce
Étendue de glace formée par l'eau de mer gelée, qui dérive au gré des courants.
D'où notre tapis rafraîchissant, pour les jours où le carrelage de la salle de bain ne suffit plus. Voir la pièce
Chaussure montante qui s'arrête juste au-dessus de la cheville.
D'où nos bottes imperméables, taillées pour le sel de l'hiver et le bitume de l'été. Voir la pièce
Petit salon où l'on se retire, meublé pour le confort avant l'apparat.
D'où notre canapé, avec accoudoirs, parce qu'un chien pose sa tête quelque part. Voir la pièce
Chapeau à large bord souple, que l'on met l'été pour se garder du soleil.
D'où notre casquette de soleil, pour les truffes claires qui prennent des coups de soleil. Voir la pièce
Enveloppe que file la chenille pour s'y abriter, le temps qu'il faut.
D'où notre panier moelleux, aux bords assez hauts pour qu'il s'y enfonce. Voir la pièce
Dans une course cycliste, le coureur ou le petit groupe qui se détache du peloton et prend le large.
D'où notre sac de transport pour vélo, qui s'attache au guidon pour qu'il voie la route défiler devant lui. Voir la pièce
Arrêt d'un navire ou d'un avion pour se ravitailler, déposer ou prendre des passagers, et le lieu où il s'arrête.
D'où notre sac de transport pliable, qui se glisse sur la poignée d'une valise et se range à plat entre deux départs. Voir la pièce
Celui qui monte, et qui choisit ses pentes.
D'où notre sac à dos, pour les montées qu'il ne choisit pas. Voir la pièce
Homme d'équipage qui participe à la manœuvre d'un navire. Son tricot rayé est devenu la marinière.
D'où notre panier déhoussable, rayé marinière à l'intérieur, qui lui donne un port d'attache dans le salon. Voir la pièce
Masse de vapeur en suspension, dont la seule propriété qui nous intéresse est de ne rien peser.
D'où notre lit moelleux chaud, pour les mois où il se met en boule. Voir la pièce
Défilé où l'on sort son plus bel équipage. En équitation, c'est aussi le geste qui ralentit sans brusquer.
D'où notre ensemble collier et laisse, qui tient les deux sens du mot. Voir la pièce
Voyage en plusieurs étapes, dont on revient par un autre chemin.
D'où notre housse de coffre, pour la partie du voyage dont il se serait passé. Voir la pièce
Tour qui ne sert à rien d'autre qu'à être vue de très loin, la nuit.
D'où notre gilet réfléchissant, pour les sorties de 21 h en novembre. Voir la pièce
Voyage en voiture sur plusieurs jours, où la route compte autant que l'arrivée.
D'où notre panier de voiture, qui s'attache au siège pour qu'il fasse la route calé. C'est le seul nom anglais de la maison : il attend encore son mot français. Voir la pièce
Vent du sud-ouest. Par extension, le chapeau ciré à large bord que les marins portent pour l'affronter.
D'où notre imperméable à capuche, taillé pour les jours où l'on sort quand même. Voir la pièce
Toutes les pièces de ce lexique, rangées en quatre rayons.